Debriefing

Une revue de tous les éléments qui ont constitué ce voyage.

La moto

Qui veut aller loin ménage sa monture

C’est pour faire ce genre de « roadtrip » que j’avais choisi ce modèle de moto, début 2021: BMW R1250 GS Adventure

  • Un gros réservoir de 30 litres pour avaler des étapes de +300kms sans ravitailler.
  • Consommation modérée: 4.6 litres/100kms en conduite cool.
  • Puissante et coupleuse, pour l’autoroute de liaison et les routes de montagne. en Norvège
  • Confortable et maniable, mais il faut être plutôt de grande taille.
  • Poignées et selle chauffantes.
  • Position haute sur la route avec éclairage de sécurité très visible. Elle en impose.
  • Sur toutes les motos croisées sur le voyage, environ 80% sont du même type.

Les pneumatiques avaient déjà près de 4000kms d’usure lorsque j’ai entamé ce voyage. Après donc 14000kms, seul le pneu arrière est usé au témoin d’usure sur la bande centrale. Le pneu avant est encore en bon état. C’est certainement la conduite gentille que nous avons eu lors de ce voyage qui a permis cette longévité. Pour memo, les pneumatiques utilisés sont des Metzeler Tourance Next 2.

Pour résumer, aucun soucis avec cette moto. Seule la révision prévue à 30000kms, sera faite à 34000.

ODB Final, le 08/08/22

Les bagages

J’aime voyager léger, pourtant, en prévision d’un voyage de 1 mois, j’ai pris un sac étanche de 70 Litres SW-Motech, qui se place sur la selle passager, en plus de mon top-case de 52 Litres. Je précise que je n’aime pas les valises latérales, elles prennent trop de largeur sur la route. Le sac était remplis de T-shirt, beaucoup n’ont pas été utilisés, et j’ai même du acheter quelques compléments car j’ai sous-estimé le froid et l’humidité du Nord de la Norvège en été. J’ai aussi sous estimé la capacité de lavage et séchage de vêtements dans les différents hébergements qui nous ont accueillis. On procèdera différemment la prochaine fois.

Equipement motard

Une veste GoreTex Rev’it sur laquelle j’ai enlevé la doublure intérieure de la veste, à cause de la chaleur. J’ai ôté la protection dorsale pour la même raison, sachant que mon gilet airbag suffirait pour la protection. Avec le pantalon été Rev’it, mesh, je rajoutais un caleçon long en cas de froid, voire même mon pantalon pluie Bering. La veste pluie Bering n’a presque pas été utilisée car la veste Rev-it seule est restée étanche à la pluie. Des bottes moto TCX gore tex ont été parfaite, ni pieds chaud, ni froid, ni mouillés pas même une seule fois. Une paire de chaussette en laine mérinos ont quand même été nécessaire pour rouler dans le grand nord, autour de 10°C. J’ai pris deux paires de gants été, avec sur gants étanche pour la pluie et le froid.

Les hébergements

Préparé longtemps à l’avance, nous avions décidé de réserver tous les hébergements, pour éviter l’incertitude de la recherche au jour le jour. Tout s’est très bien déroulé et comme prévu. Des appartements loués à Hirtshals (DN) et Sokndal (NO). Un hôtel pour pèlerins (pilgrims niderod) à Trondheim. Une ancienne prison à Mariestad (SW). Hytte à Isfjorden près de Andalsnes. Hôtel Scandic à Mo i Rana (NO), et Honningsvag (NO), Bungalow à Hamnoy aux Lofoten et Sundsvalls (SW), et beaucoups d’autres. Tous nous ont donné satisfaction par l’accueil Scandinave, la propreté et le confort. A noter la qualité, et la quantité, des petits déjeuner, à volonté, qui nous évitait (presque) le repas de midi. Nous avions prévu une pause d’une journée sans moto, à Trondheim puis à Sundsvalls au retour.

Le voyage

Liaisons

Plan your ride, ride your plan

Il peut se diviser en deux parties: les routes touristiques et les liaisons. Pour les voyageurs qui habitent le Sud de l’Europe, aller en Norvège est long et fastidieux. Nous avons économisé 1000kms d’autoroute, et une nuit d’hébergement en prenant le train de Nuit, de Innsbruck à Hambourg. Avec certes, une étape pour aller de Annecy à Innsbruck, mais rendu agréable avec une nuit dans un chalet des montagnes Suisses, suivie d’une visite d’un château en Bavière. Ensuite, un long parcours autoroutier pour rejoindre Hirtshals et son terminal de Ferry. Le retour par la Suède, lorsqu’il n’y a pas de point particulier à voir, peut être considéré comme de la longue liaison, mais c’est inévitable par rapport au plan décidé. Nous avons donc traversé, deux fois, l’Allemagne, la Suisse, le Danemark, et une fois l’Autriche, la Finlande et la Norvège.

Routes touristiques

Pour la Norvège, mais aussi pour l’Allemagne, nous avons privilégié les routes touristiques. Avec beaucoup de pause photo et rencontres diverses: couples d’Ukrainiens en voiture, couples de motards, site touristiques envahis par les bus, et les touristes. Les nombreux passages en Ferry ont permis aussi l’échange avec d’autres groupes de motards.

Dans l’ensemble, la qualité des routes en Norvège est excellente, et aussi les innombrables longs tunnels sont aussi bien éclairés et bien signalés. L’automobiliste Norvégien est très respectueux des limitations et très prudents lors des dépassements de camping-car, poids lourds et autres engins agricoles. Aucune présence policière, mais de nombreux radars, surtout à l’entrée et sorties des villes. Limite de vitesse à 80 ou 70. En ville, 50 et 30.

Navigation

GPS indispensable, avec carte à jour. Mis à part quelques bugs trouvés en Suède et Finlande: indication de routes sans revêtement alors que la route est parfaite. Mon GPS est le Garmin BMW Navigator V, avec une SD card de 8GB. J’avais pris aussi ma carte Michelin de la Norvège. Ne pas oublier de désélectionner les Ferry comme route à contourner pour le calcul d’itinéraire. Sinon, de long détours, voire routes impossible, peuvent être proposés. Mon GPS à fini le voyage avec une impossibilité de calculer de longs itinéraires pour cause de mémoire saturée.

Manger

Clairement déçu. Nous avions réservé un restaurant type Norvégien à Bergen. Peu de choix sur la carte et le menu, mis à part les boulettes de viandes avec patates, pas grand chose. Par la suite, c’était plutôt salade et sandwich avec du saumon. Nous nous sommes lâchés sur les Hot dog, disponibles dans toutes les nombreuses stations services, avec plusieurs types de saucisses. A noter les très fréquentes vente de fraises de saison, succulentes sur le bord de la route. Le plus souvent, quand l’hébergement le permettait, nous achetions notre repas du soir dans la superette locale. Avec une bière fraiche locale pour accompagner.

Carburant

Un gros poste de dépense, avec le litre de Super 95 à 250 NOK, soit 2,5€, la Norvège est de loin le pays le plus cher. Quel soulagement lorsque nous sommes passé en Finlande, Suède, Danemark et Allemagne, en voyant le prix du litre de super diminuer fortement. Le paiement se fait par carte, et dans certains commerce, le cash n’est pas accepté.

Conclusion

Je ne peux que fortement conseiller d’aller visiter ce pays. Pour la diversité et la beauté des paysages, le calme et la tranquillité qu’il inspire. Je garde en mémoire cette jolie maison en bois, aux fenêtres et balcons fleuris, au bord de l’eau du fjord, avec un petit bateau attaché au ponton, et un troupeau de vaches broutant l’herbe verte dans le pré derrière la maison. Mais aussi, le soleil de minuit sur le petit port de Reine avec les bateaux de peche de toutes les couleurs, aux Lofoten, le glacier et ses nombreuses chutes d’eau près de Latefoss, et plein d’autres…

Une réponse à « Debriefing »

  1. Avatar de JEAN-LOUIS DIDOMENICO
    JEAN-LOUIS DIDOMENICO

    Salut Armand,
    C’est donc fini.
    Mais quel voyage.
    Bravo pour tous les détails perso de ta préparation perso pour faire face à toutes les températures. Pour un néophyte comme moi, cela fait rêver. Cela me rappelais La Croisière Jaune, en moins dramatique, mais LCJ-réinactment que j’ai vu passer en Australie, Port Douglas, sur cette piste en terre battue qui traversait la ville… en 1990… malheusement, à cette époque, les téléphones portables pour faire photos et films n’existaient pas encore. Donc les souvenirs ne que dans ma tête. Il y avait une traction avant 15CV, une 2CV, une méhari, un camping car VW support méchalique, une Diane… Ils s’étaient arrêtés pour ravitailler… quand ils nous ont annoncés avoir perdu un compagnon en Thaïlande… cela à dû etre horrible de finir ce Raid avec en tête la mort d’un ami de route. Je n’ai jamais trouvé de récits, même partiel, de cet evennement….

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